L’année dernière, j’ai déniché sur Paris (Librairie des
Alpes), un des topoguides (maintenant introuvables) de la collection «50 sommets sans corde» (éd. D. Richard). Je trouve l'avant-propos de Pierre Maes assez conforme à ma pratique de la
randonnée, c’est pourquoi j’en rapporte ici quelques lignes en guise d’introduction à ce blog :
«Il existe une [...] catégorie d'amoureux de la montagne [...] qui [...] rejettent l'idée selon laquelle les sommets de haute montagne seraient réservés à des spécialistes […]. Ils
savent, au contraire, que la très grande majorité des sommets alpins [...] sont accessibles, pratiquement sans danger, à la plupart des randonneurs s'ils ne craignent pas de faire parfois un peu
d'escalade facile, sans corde ni pitons et s'ils acceptent de s'initier préalablement aux dangers de la montagne avec des compagnons déjà expérimentés. [...] Ces randonneurs peuvent se
caractériser de la manière suivante : Ils aiment marcher en montagne, soit sur un sentier, soit hors sentier, mais ils veulent aboutir à un sommet [...]. Ils aiment le rocher, mais seulement
[...] quand les difficultés techniques ne dépassent jamais le degré II sup, considéré comme un maximum assez exceptionnel. [Enfin], ils ne détestent pas la neige des névés, ou des glaciers».
En complément à cette introduction, je citerai également cette phrase de Philippe Vernerey, tirée d’un article paru dans Montagnes Magazine (octobre 2005), et illustrant là aussi ma vision de la
randonnée :
«Les classiques sont nombreuses […] mais si vous trouvez la trace trop commune, décalez-vous légèrement, soit géographiquement, soit dans le temps (partez plus tôt ou plus tard). Le décalage est
une démarche intellectuelle qui exige de l’observation et de l’imagination.»
Bonnes balades à tous…