Un peu de ciel bleu, un peu de pluie, les premières matinées de brouillard, les premières neiges en moyenne montagne, et Estelle enrhumée: l’Automne est bien là! Et le mois de Septembre se termine fraîchement puisque ce matin, la température ne dépasse guère les 9°C. Brrrr… voilà que l’on doit rallumer le chauffage !
Revenons donc un peu sur le climat de ces derniers mois: Septembre a été plutôt beau, mais que dire des trois mois estivaux (l’été météorologique s’entend du 1er juin au 31 août)?
Côté températures, si pour beaucoup l’été fut considéré comme frais, il reste en fait très proche des normes, contrairement aux années précédentes. Les températures ont même été légèrement supérieures aux normales pour une bonne partie de l’Europe de l’Est.
L’impression «d’été pourri» est surtout lié aux passages de nombreuses perturbations, qui, non contentes d’amener de la pluie, ont nettement réduit l’ensoleillement.
La période estivale a donc été très humide, avec, sur les Alpes du Nord (Savoies et Suisse occidentale), des précipitations 1,5 à 2 fois supérieures aux normales de saisons. Seul l’extrême Sud, et dans une moindre mesure les Alpes Orientales, ont connus de réels déficits pluviométriques.
Alors, à qui la faute ? A l’anticyclone des Açores, qui est resté positionné loin de nos côtes, laissant pénétrer perturbations et temps maussade sur l’Europe.
Mais cette situation n'a rien d’exceptionnel aux yeux des météorologues et n’est pas forcement un signe du réchauffement climatique: «L'anticyclone des Açores lui-même fluctue selon une position moyenne. Son centre peut remonter en été vers la mer du Nord et la Scandinavie. Mais il peut aussi rester sur une position très au sud, comme cette année», indique M. Galois, ingénieur prévisionniste à Météo France.