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Journal de Bord d'un marcheur... Compte-rendus de randonnées et informations sur la montagne, la randonnée et les Alpes

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Laghi e Monti

Pour ces premières vacances de l'été 2007, Estelle et moi partons pour une semaine de randonnées, tourisme et farniente. Notre itinéraire va nous conduire du col du Simplon au lac Majeur à la découverte des vallées d'Ossola, entre Suisse et Italie...

Samedi 23 juin : Il est 6h30 quand nous passons la douane suisse à St Gingolph parmi le flux des travailleurs frontaliers. 2h plus tard, quittant la vallée du Rhône, nous arrivons au col du Simplon. Sous l'oeil du gardien des lieux, un immense aigle en pierre (hommage aux gardes frontières suisses et allusion probable au passage des troupes napoléoniennes), nous attaquons la montée vers le Spitzhorli (2737m).

Le sommet, qui n'est pas visible du col, est un belvédère facile d'accès et une classique à ski de rando. Mais en cette fin juin et à cette altitude, la neige a fait place au royaume des fleurs: Rhododendrons, Trolles d'Europe, Myosotis alpestres, Gentianes printanières, superbes Joubarbes et Orchis... c'est un festival de couleurs. Un peu partout de petits canaux naturels drainent la pelouse alpine et chaque dépression du terrain forme une petite zone humide riche en têtards et autres batraciens.

Dans le vallon supérieur, au milieu de quelques lacs, le sentier jalonné de cairns monte au col d'Usseri Nanzliche qui mène au sommet. Quelques marmottes nous accompagnent et les premiers névés font leur apparition. Malgré le beau temps, un petit vent glacial souffle et nous incite à nous couvrir. Arrivés au sommet vers midi, nous déjeunons rapidement dans une ambiance bien fraîche et admirons le panorama que ma carte et les nuages accrochant les plus hautes cimes me permettent d'identifier : A l'Est, le Monte Leone, plus haut sommet des Alpes Lépontines; au Sud, le Fletschhorn; à l'Ouest, le Dom de Mischabel et le Weisshorn dominent la vallée du Rhône; quant au Nord, seul le glacier d'Aletsch nous honore de sa présence.

Revenus à l'abri du vent, la descente est un vrai plaisir. La chaleur de l'après-midi a réveillé les batraciens endormis et à chaque pas c'est une volée de petites grenouilles qui nous ouvrent le chemin.

De retour à la voiture, nous quittons le col en direction de l'Italie. Après avoir dépassé l'ancien hospice à l'architecture sévère, la route, très aménagée et protégée par de nombreuses galeries (le col est ouvert toute l'année) plonge dans l'étroite et sauvage gorge de Gondo, qui contraste avec le parcours du versant nord. La frontière passée, nous descendons le Val Divedro jusqu'à Varzo où une pause-café s'impose. Nous sommes en Italie, et, comme tout au long de ces vacances, nous opterons pour un «caffè lungo», le café local étant bien trop «serré» pour notre palais.

C'est à partir de ce village que nous bifurquons pour remonter la vallée voisine de la Caraisca. La route est très étroite, et, particularité italienne, elle se resserre dans les virages sans visibilité ! Les italiens, cela ne les perturbe pas et ils tracent, nous donnant des sueurs froides à chaque épingle que fait la route. Cette dernière nous mène tant bien que mal à la petite station de San Domenico, porte du «Parco Naturale dell'Alpe Veglia e Devero [it]». Nous trouvons un coin discret où planter notre nouvelle tente (Quechua 2 seconds Air, avis dans un prochain billet) pour la nuit.

 
  Le Spitzhorli (2737m)

Type : ASR
Localisation : Canton du Valais (carte de situation)
Point de départ : col du Simplon
Itinéraire : col du Simplon - col d'Usseri Nanzliche - Spitzhornli (retour identique)
Distance : 11 km
Dénivelé positif : 725 m
Carte : CN1309 «Simplon» et 1289 «Brig» de l'Office Fédéral de Topographie (Suisse)
Topo : D'après la carte


Sortie n°178 réalisée le 23/06/07 avec Estelle
 



Dimanche 24 juin : 7h30, nous voilà partis pour une randonnée en boucle qui doit nous conduire sur l'Alpe Veglia, vaste dépression alpine dominée par le Monte Leone. Le temps est couvert, et malgré quelques éclaircies fugitives, le plafond nuageux assez bas ne nous permettra pas d'admirer le cirque montagneux.

De San Domenico, nous montons par une large piste qui nous conduit à Ciamporino et au départ du «sentiero panoramico», où nous sommes rejoins par de nombreux et bruyants randonneurs qui ont préféré monter en télésiège. Nous les distançons heureusement rapidement. Le ciel bouché nous invite à admirer la flore du sous bois de Mélèzes dans lequel nous progressons.

Après quelques heures de marche, nous plongeons enfin sur l'Alpe Veglia. Cette cuvette située à 1750m d'altitude est occupée par une prairie humide qui draine les montagnes environnantes. Espace aujourd'hui protégé, elle est entourée de plusieurs hameaux d'alpages en cours de réhabilitation. Se succèdent ainsi, la Balma, Cornu et le refuge «Citta di Arona» (CAI), Isola, Ponte, Aione et Ciancavero. De Ponte nous remontons de 100m pour aller découvrir les 2 minuscules lacs de Streghe, puis, à l'amont de Ciancavero, ce sont des marmites de géants qui nous attendent.

Notre itinéraire de retour emprunte une piste le long de la gorge encaissée qui sert de déversoir naturel à l'Alpe Veglia. C'est la voie normale d'accès au site et elle est très fréquentée. En bas, un parking payant est aménagé dans un champ. Nous ne regrettons pas le sens de notre parcours : nous aurons ainsi évité la foule et économisé quelques euros ! De retour à San Domenico, ce sont les troupes alpines qui nous accueillent, portant leurs élégants cappelli [it]. Elles occupent une partie du village et y ont installé un véritable camp miniature !

Nous reprenons notre route en direction de la vallée d'Ossola, puis remontons ensuite le Val Vigezzo, jusqu'à Santa Maria Maggiore, magnifique village de montagne sur la ligne de partage des eaux entre Italie et Suisse, au pied du «Parco Nazionale della Val Grande [it]». Nous plantons notre tente pour 3 jours au camping «La Pineta» à côté duquel campent... d'autres militaires !

Nous sommes heureusement presque seuls dans ce camping-caravaning sous les pins. Et la soirée débute par les chants mélodieux des oiseaux... avant de se terminer au son des chants militaires italiens qui font la fête à quelques centaines de mètres de là !




 
  L'Alpe Veglia

Type : B
Localisation : Prov. de Verbano-Cusio-Ossola (carte de situation)
Point de départ : San Domenico
Itinéraire : San Domenico - Campiorino - sentier panoramique - la Balma - Cornu - refuge «Citta di Arona» - Isola - Ponte - lacs de Streghe - Aione - Ciancavero (A/R marmites des géants) - San Domenico
Distance : 21 km
Dénivelé positif : 1090 m
Carte : CN1289 «Brig» et 1290 «Helsenhorn» de l'Office Fédéral de Topographie (Suisse)
Topo : D'après mes investigations sur le net


Sortie n°179 réalisée le 24/06/07 avec Estelle
 



Lundi 25 juin : Temps gris... Nous flânons toute la matinée à Santa Maria Maggiore, puis décidons d'aller découvrir la vallée du Toce.

Nous déjeunons au village de Baceno, qui garde l'entrée du Val Devero (autre accès au Parc naturel Alpe Veglia e Devero). A ses pieds, nous découvrons les «orridi d'Uriezzo», anciens canyons d'origine glaciaire, qui me rappellent les vallons obscurs de la basse vallée du Var, derrière Nice.

Nous remontons ensuite la vallée, de plus en plus encaissée. Sur ses flancs granitiques sont accrochées d'impressionnantes grues dominant d'imposantes carrières à ciel ouvert. Ce que nous prenons d'abord pour le tonnerre est en fait le bruit des explosions... De gros camions chargés de pierres sillonnent le fond de la vallée, ponctué de centrales hydroélectriques et parcouru par des lignes haute tension.

Quelques lacets étroits nous donnent enfin accès à la haute vallée du Toce : le Val Formazza [it]. Des villages walsers sans charme occupent les lieux jusqu'à la large cascade du Toce. La route se termine au hameau de Riale, au milieu des alpages, tandis que le temps tourne à la pluie. Nous rentrons sous des trombes d'eau qui ne cesseront qu'à notre arrivée au camping.





Mardi 26 juin : Le vent a soufflé toute la nuit et notre tente à été bombardée par la chute de nombreuses pommes de pins, mais le soleil est de retour ! Nous décidons de profiter de cette magnifique journée qui s'annonce pour jouer les touristes en prenant le billet combiné train+bateau du «Lago Maggiore Express [it]».

Nous embarquons à bord du train qui parcourt le pittoresque Val Vigezzo jusqu'à Domodossola. Après avoir arpenté les quelques rues du joli centre historique de cette ville, nous prenons l'Interrégionale pour Milan et descendons à Arona, au bord du lac Majeur, où nous embarquons pour une superbe croisière jusqu'à Locarno en Suisse. Devant nos yeux défile la côte piémontaise et ses adorables villages.

A Locarno, un funiculaire nous conduit au magnifique sanctuaire de la Madone del Sasso, au milieu d'une végétation luxuriante.

Enfin, nous reprenons la ligne Locarno-Domodossola, mais cette fois-ci à bord d'un train panoramique nous permettant d'admirer les gorges sauvages et les villages du Centovalli et du Val Vigezzo.

De retour à Santa Maria Maggiore, nous nous informons des prévisions météo à l'office du tourisme: le beau temps devrait se maintenir jusqu'à la fin de la semaine. J'en profite pour acheter une carte du secteur et préparer la randonnée de demain. J'ai opté pour le Pizzo Ragno: c'est un des plus hauts sommets du Val Grande et il est accessible depuis le village. Le gros dénivelé (plus de 1400m) décourage Estelle, je partirai donc seul. Sur la carte un sentier est indiqué en crête et m'évitera de redescendre sur le versant sud pour remonter ensuite par la voie normale.

Toujours d'après la carte, le sentier démarre à l'Ouest du camping. Je passe une heure en vain à le chercher. Rien ne correspond, et finalement, je découvre le panneau indicateur un peu par hasard à l'Est du camping : mauvais présage...





Mercredi 27 juin : Je me lève à 5h00. Dans l'aube naissante, j'entame la cinquantaine de lacets qui doivent me mener sur la crête orientale du Pizzo Ragno. Ancien chemin muletier, le sentier est en partie pavé, permettant aux vaches de parcourir en toute sécurité ce versant raide de la «costa di Fracchia». Il est agrémenté de panneaux informatifs sur la faune, la flore et la culture locale.

Peu à peu la hétraie-sapinière laisse place à un mélezin tandis que je bascule sur le versant méridional et atteins la chapelle du Larecchio. Le sentier se poursuit ensuite vers les alpages dominant le Val di Basso. Comme prévu, je choisi alors de suivre la crête plein Ouest, mais le sentier indiqué sur la carte n'apparaît nulle part. Je monte donc à vue.

Rapidement, les pentes herbeuses se font plus soutenues et toujours aucune trace du sentier. Je tombe finalement sur quelques sentes qui sont plus le fait du passage d'animaux que d'humains. Je fais d'ailleurs fuir successivement 3 chamois, puis un chevreuil. Le sommet est maintenant proche, mais une série de barres rocheuses bloquent son accès et semblent infranchissables. Je continue cependant jusqu'à leurs pieds. Mais toujours rien, aucune marque, aucun cairn... A ma droite (versant Nord), des apics rocheux, et à ma gauche (versant Sud), de raides pentes herbeuses et glissantes. Je finis par trouver une vague vire côté Nord qui me conduit à une cheminée rocheuse aisée mais exposée. Je m'y engage... et ressort sur la crête: soulagement... Etait-ce donc la clé d'accès au sommet ? Eh bien non ! Voilà d'autres barres rocheuses. Je tente le tout pour le tout et grimpe ces quelques passages délicats. Le stress monte à chacun de mes pas, car plus je progresse, plus la désescalade de cette voie me semble inenvisageable : je suis maintenant obligé d'atteindre le sommet pour redescendre par la voie normale. Enfin, je finis par rejoindre le sentier venant du Nord (accès depuis Orcesco). Encore quelques lacets et j'arrive à la croix sommitale.

La tension de cette ascension et ses 1400m de dénivelé m'ont lessivé ! Mais le panorama en vaut la peine : je suis entouré d'une multitude de sommets qui me sont presque tous inconnus. De l'Ouest au Nord, le Mont Rose et les Alpes Lépontines dominent la vallée d'Ossola. Plus à l'Est, ce sont les Alpes du Tessin, et au Sud, c'est tout le Val Grande qui s'offre à moi. Par quelques trouées j'aperçois même le lac Majeur et le lac d'Orta.


Le secteur est très sauvage et je ne croise personne. Le sentier du retour (la voie normale) est d'ailleurs peu marqué et je le perds souvent. Il descend sur de petits lacs au pied du Pizzo Nona avant de rejoindre le bivouac Vigezzo (CAI) et les alpages encore en activité du Val di Basso. Quelques vaches et un troupeaux de chèvres seront mes seules rencontres avant de retomber sur le chemin muletier qui remonte à la chapelle du Larecchio, puis plonge sur Santa Maria Maggiore. Je descends alors les 700m restants, en trottant (et en moins de 35 minutes), et arrive pour 12h30 au camping, où Estelle a replié la tente, payé les 3 nuits et m'attend à la terrasse du bar pour déjeuner.

Nous partons ensuite en direction du Val Cannobina qui, par une route étroite, longe la Cannobia et ses gorges jusqu'au superbe village de Cannobio, sur les rives du lac Majeur. Ce sera notre site coup de coeur des vacances.

Nous nous installons dans un grand camping où les allemands sont majoritaires (tout est d'ailleurs traduit dans leur langue). L'ambiance y est très calme et familiale. Baignade et dîner sur les bords du lac occupent notre soirée.

 
  Le Pizzo Ragno (2289m)

Type : BS
Localisation :
Prov. de Verbano-Cusio-Ossola (carte de situation)
Point de départ : Camping La Pineta (Santa Maria Maggiore)
Itinéraire : camping - chalets de Cima - chapelle du Larecchio - crête du Pizzo Ragno (costa scarone) - Pizzo Ragno - chalets Al Geccio - chalets Al Cedo - bivouac Vigezzo - chalets Al Salde - chapelle du Larecchio - chalets de Cima - camping
Distance : 16 km
Dénivelé positif : 1560 m
Carte : Cartine Zanetti (1/30'000ème) «Parco Nazionale Val Grande» ou préférer la carte suisse CN 285 «Domodossola» au 1/50'000ème
Topo : Malheureusement d'après la carte...


Sortie n°180 réalisée le 27/06/07 en solo
 



Jeudi 28 juin : Grasse matinée. Nous flânons dans les ruelles de Cannobio, entre les étals colorés du marché et la promenade le long des bords du lac.


Puis, peu avant midi, nous reprenons notre périple. Nous longeons le lac vers le Sud: la côte est très belle. Peu après Verbania, nous bifurquons en direction du lac d'Orta. Si ce lac est assez joli, ses abords et la vallée industrieuse qui y mène ne présentent pas un grand intérêt. Seul la très touristique presqu'île d'Orta San Giulia et son île valent le détour.

Le tour du lac bouclé, nous revenons sur nos pas et posons notre tente pour 2 dernières nuits au petit «camping de fées» à Mergozzo, au bord du lac homonyme, ancienne extension du lac Majeur, séparé de ce dernier par les alluvions du Toce.

Des oies blanches occupent les berges. Le soir venu, elles ne se font pas prier pour venir piquer dans nos réserves de nourriture quand nous avons le dos tourné. Mais je veille !





Vendredi 29 juin : Cette dernière journée sera consacrée à la visite des îles Borromées [it], haut-lieu du tourisme italien.

Dès notre arrivée, pourtant matinale, nous sommes alpagués par les compagnies de transport qui desservent les îles. ¼ d'heure plus tard, Estelle et moi embarquons sur un vaporetto qui nous conduit sur l'Isola Madre.

Seuls à bord et premiers visiteurs de l'île, nous profitons de ce luxe et du calme des jardins botaniques avant l'arrivée des premières foules. La végétation est exubérante: Magniolas, Hortensias, Palmiers, Bambous, Rhododendrons géants couvrent ce petit territoire au milieu duquel flânent de magnifiques paons. Dans le palais du XVIIIème, on peut admirer une belle collection de décors et marionnettes de théatre.

A 11h, nous reprenons le bateau pour l'Isola Pescatori, qui se compose d'un minuscule village malheureusement envahi par les restaurants et boutiques de souvenirs. Nous déjeunons d'un sandwich et à 13h, débarquons sur l'Isola Bella.

Cette dernière abrite le grandiose et excentrique «Palazzo Borromeo» baroque, dont les plans d'origine prévoyaient de donner à l'île entière l'aspect d'un vaisseau gigantesque, la partie arrière simulant la poupe avec ses 10 terrasses en escaliers. Quand on pense que la devise des Borromées est «Humilitas» !


Nous sommes de retour à Stresa dans l'après-midi. Cette station balnéaire où s'alignent les palaces ne présente pas beaucoup d'intérêt à nos yeux, et rapidement, nous rentrons pour notre dernière soirée à Mergozzo.





Epilogue : La soirée se déroule merveilleusement bien jusqu'à l'arrivée d'un groupe de campeurs italiens. Ils s'installent à côté de notre tente, dînent et discutent bruyamment jusqu'à 2h du matin ! (Heureusement Estelle avait prévu les boules Quies...).

Nous avons passé de formidables vacances, mais finalement, nous ne sommes pas mécontents de rentrer à l'heure où débarquent les premiers juilletistes...


Pour en savoir plus :


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Y
Un très joli périple qui donne vraiment envie et les photos sont magnifiques !!!Au plaisir de te relire :)
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P
Ahhhh....l'Italie !!!<br /> Comme à ton habitude, tu fais de magnifiques photos (pleines d'histoires) que je me dois de féliciter, en soeur admirée que je suis.<br /> Je crois comprendre que ces vacances ont été fort agréables, il en était difficile autrement avec le temps que vous avez eu et le cadre choisi.<br /> Merci de nous faire partager tout cela; je remarque que les siestes sont toujours autant ton fort et que qund tu dis "j'ai changé de voiture", tu es vraiement passé au modèler supérieur (porsche)...<br /> Bisous à tous les 2 et merci pour votre carte.<br /> Pauline<br />  
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