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Journal de Bord d'un marcheur... Compte-rendus de randonnées et informations sur la montagne, la randonnée et les Alpes

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Grenoble, «Quatre-Montagnes» et trois déceptions

Si nous allons à Grenoble ce week-end, c’est d’abord pour voir Stéphanie et Laurent, devenus depuis notre dernière visite les heureux parents d’un petit Eymeric. Mais c’est également l’occasion d’aller voir cette expo-photo et d’aller crapahuter dans la neige sur les hauteurs du Vercors voisin.

Samedi 26 janvier : Nous passons une bonne partie de la journée avec Stéphanie, Laurent et Eymeric. Cet adorable nouveau-né est finalement bien plus sage que ne le laisse entendre son papa... et nous reviendrons donc avec plaisir pour jouer les baby-sitters !

En fin d'après-midi, nous gagnons Grenoble. Garés au Parc Relais comme à notre habitude, le tramway nous amène en centre ville, d'où nous rejoignons la place de Verdun et l’ancien Musée de peinture, reconverti en Maison de la Photo de Grenoble et de l’Isère.

Mais arrivés devant la porte, quelle déception ! L’exposition est temporairement suspendue après la chute d’un morceau du plafond de la salle. Elle ne réouvrira que le 2 février et sera prolongée jusqu’au 10, mais nous n’aurons pas l’occasion de revenir dans un si court laps de temps… C’est bien dommage. Peut-être pourrais-je me contenter du catalogue quand il sortira ? En attendant, je vais flâner dans la librairie Arthaud et son important rayon «montagne», et y achète le dernier numéro de l’Alpe, consacré justement… à la photographie !



Dimanche 27 janvier : Quittant la ville, nous montons dans le Vercors par les gorges du Furon, entrée septentrionale du massif. Les plateaux bordés de falaises qui composent cette partie nord du Vercors sont appelés les «Quatre-Montagnes», et dominent Grenoble, la vallée de l’Isère et celle du Drac.

Nous avons prévu une petite balade en raquettes sur le
plateau de la Molière vers 1500m d’altitude. Le bulletin météorologique et nivologique nous garantit neige au sol et grand soleil pour cette journée. Et c’est là la seconde déception du week-end: si la visibilité est très bonne, un plafond nuageux uniforme couvre malheureusement le ciel dans son intégralité…

Nous avons un peu trop traîné ce matin et la petite route qui mène à notre point de départ est encombrée de voitures de tous côtés : nous ne serons pas seuls. Et pour finir, il n’y a quasiment aucune trace de neige alors que nous sommes déjà à 1200m d’altitude. Voilà la troisième déception de ce week-end.

Vu le monde et le peu de neige, nous laissons les raquettes dans le coffre et partons à pied sur la piste rocailleuse qui monte à travers les épicéas.

Plus haut, la neige est enfin au rendez-vous et si les sommets sont dégarnis, heureusement pour nous les combes et le plateau sont bien remplis. Mais la piste que nous suivons est suffisamment damée par les promeneurs et la neige très portante pour que les raquettes ne nous manquent absolument pas. En Suisse, ce genre de parcours piétonnier est d’ailleurs balisé et s’appelle «Schneepfade» (sentier de neige).

Nous croisons cependant plusieurs groupes de randonneurs progressant à la file indienne, raquettes aux pieds. Comme le dit si bien Jean-Marc Lamory (auteur de topo-guides et pionnier de la raquette en France) «Marcher à raquettes sur une piste damée artificiellement, c'est comme marcher sur une route avec des couvercles de lessiveuses aux pieds», quel intérêt alors à utiliser ce matériel ? (Je vous invite à ce sujet à lire ce plaidoyer légitime contre la taxe raquette).

A mi-parcours, nous déjeunons d’un pain du randonneur (Estelle en a fait plusieurs l’autre jour) sous un épicéa dont le sol est déneigé, puis terminons par un café et une part de tarte aux myrtilles à la terrasse du Gîte de la Molière (il fait plutôt doux et la salle est pleine).

Arrivés au bout du plateau, la table d’orientation de la Molière nous attend, dépassant à peine de la neige. C’est suffisant cependant pour la mettre à profit : Si le ciel reste couvert, le panorama s’étend quand même de la Chartreuse au Grésivaudan, dominé par toute la chaîne de Belledonne puis, plus au Sud, à l’Oisans, avec la Meije que je découvre pour la première fois sous ce profil.

Le retour est bien agréable. Les quelques pentes et la neige ramollie de l’après-midi sont propices au «pas glissé», technique du patineur et du skieur de fond, mais aussi du marcheur quand les conditions sont idéales !

Arrivés au terme de notre balade, il est encore assez tôt et nous décidons d’aller rendre une petite visite à Philippe, le parrain d’Estelle, qui nous contera son projet estival de grande traversée des Alpes françaises.

Puis il nous faudra ensuite affronter la nuit, le brouillard et le trafic dense de l’autoroute avant d’arriver. Mais malgré la route et quelques déceptions, nous aurons quand même bien profité du week-end et de cette sortie au grand air.


 
  Le plateau de la Molière

Type : ARN
Localisation : Isère (carte de situation)
Point de départ : Les Aigaux
Itinéraire : Les Aigaux - la Graille - la Robertière - Gîte de la Molière - la Molière - retour identique
Distance : 12 km
Dénivelé positif : 460 m
Carte : IGN TOP25 3235OT
«Autrans - gorges de la Bourne - PNR du Vercors»
Topo : D'après Julien Schmitz, «52 balades à raquettes autour de Grenoble», aux éditions Didier Richard, pp. 66-67

Sortie n°194 réalisée le 27/01/08 avec Estelle
 

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