Journal de Bord d'un marcheur... Compte-rendus de randonnées et informations sur la montagne, la randonnée et les Alpes
Samedi 15 septembre : St Gingolph, 10h00 - Un panache de fumée annonce l’arrivée du «Rhône», bateau à vapeur de la Compagnie Générale de Navigation. Ces navires à roues à aubes, au profil si caractéristique ont été introduits sur le lac Léman à la fin du XIXème. 8 sont encore en activité et si certains ont été modernisés (motorisation diesel), 6 utilisent toujours la vapeur pour fonctionner, et il est possible d’observer pistons, bielles et manivelles en pleine action au cœur du navire. C’est le cas du «Rhône», mais ici, les bielles sont lubrifiées sous pression et la machinerie est donc malheureusement partiellement camouflée par 2 énormes «capots».
Le site religieux : L’abbaye est fondée en 515 par le roi burgonde Sigismond sur un précédent sanctuaire, abritant les restes de Maurice d’Agaune et ses compagnons martyrs. Au IIIème siècle, ces soldats thébains au service de Rome, auraient été exécutés pour avoir refusé de persécuter des chrétiens près d’Octodure (actuelle Martigny).
La place forte : La position de St Maurice, occupant un étroit défilé sur le Rhône, lui permet de contrôler facilement l’accès aux cols transalpins du Grand St Bernard et du Simplon. Mais le Château n’est que la partie visible d’un important réseau de fortifications mis en place au cours des derniers siècles.
Quittant St Maurice, nous remontons depuis Bex la vallée escarpée de l’Avançon jusqu’à Pont-de-Nant, terminus de la route. Départ de nombreuses randonnées, Pont-de-Nant se situe à l’entrée de la Réserve du vallon de Nant et regroupe un jardin alpin (la Thomasia) et une auberge où nous logerons ce soir.
Le soleil est levé depuis bientôt une heure lorsque nous entamons notre randonnée, mais la verticalité des lieux nous maintient dans l’ombre du Grand Muveran. Le sentier, qui évite la piste d’alpage, monte à travers une forêt où les teintes d’automne sont déjà bien présentes. Nous la quittons et débouchons au chalet du Richard.
Arrivé au pied du «Lion», nous basculons sur l’autre flanc de l’Argentine. Le sentier traverse une zone pentue et ravinée et un troupeau de moutons, encadré par un Patou, occupe le passage. Nous tentons une première approche, mais le jeune chien nous tient à l’œil. Nous contournons au maximum les ovins par le bas, mais il nous faut ensuite rejoindre le sentier, seul passage au milieu de ravines ébouleuses. Le gardien des lieux veille et tandis que nous avançons lentement, il se met à aboyer… nous continuons et il vient à notre rencontre… il est maintenant juste derrière nous et aboie de plus en plus fort. Nous gardons notre calme, mais il finit par attraper et tirer la veste d’Estelle… qui en est quitte pour une grosse frayeur, mais nous sommes passés !
| Au pied du Lion d'Argentine Type : B Localisation : Canton de Vaud (carte de situation) Point de départ : Le Perréon (D133) Itinéraire : Pont-de-Nant - Le Richard - La Vare - Sur Champ - alpage de Bovonne - Plans-sur-Bex - Pont-de-Nant Distance : 12 km Dénivelé positif : 915 m Carte : CN1225 «Les Diablerets» de l'Office Fédéral de Topographie (Suisse) Topo : D'après la carte Sortie n°187 réalisée le 16/09/07 avec Estelle | ||