Journal de Bord d'un marcheur... Compte-rendus de randonnées et informations sur la montagne, la randonnée et les Alpes

L’illustrateur : Dès son enfance, il est marqué par des dessinateurs tels que Hansi, «au style breughélien fourmillant de détails pittoresques», Heath Robinson [en], Marcel Capy ou Cecil Aldin qui illustre, entre autres, «les Aventures de Mr Pickwick» de Dickens. C’est d’ailleurs à partir du surnom de l’un des héros, Sam Weller, qu’il tirera son pseudonyme de Samivel.
L’écrivain : A l’âge de 17 ans, il rédige sa «Revue Alpine», dans laquelle il note ses ascensions, ses projets d’excursions, ses frais d’équipement et recopie quelques articles sur la conquête des plus grands sommets. Mais ses écrits ne s’arrêteront pas là et sa production littéraire sera aussi variée que sa production graphique.
Enfin quelques essais (dont l’excellent «Hommes, Cimes et Dieux») et de beaux ouvrages thématiques tels que «Les cols des Alpes», «Monastères de montagne» ou «Le grand Oisans sauvage» complètent cette imposante et éclectique création littéraire.[C’est] une satire violente des Alpinistes m'as tu vu, des considérations philosophiques sur le retour à la Nature, d'excellentes descriptions d'ascensions, des dessins humoristiques: l'ensemble imprégné d'une sagace érudition. […] La plume de Samivel est aussi habille que son crayon et les pages qu'il écrit équivalent ses dessins.»
«Leur première : Comment ils la font... et comment ils la racontent»Pour éviter toute dispersion de cet ensemble matériel [ses œuvres] après ma mort, j’ai décidé d’en faire don à un organisme à vocation culturelle capable d’assurer la protection morale et matérielle de l’œuvre et à veiller à ce qu’elle demeure accessible au public.
D’autre part, j’ai dû constater à l’occasion de diverses circonstances que dans mon propre pays, certaines considérations qui n’ont rien à voir avec la culture, les arts et les lettres, dépendant des opinions ou des capacité de tel ou tel responsable ou décideur, de la mode ou de choix politiques, pouvaient compromettre ou même annuler l’effet des intentions du donateur.
En conséquence, une telle donation doit être faite au profit d’un organisme situé – si j’ose dire – en territoire neutre, à l’abri d’intention négatives, donc à l’étranger, mais dans un pays de culture française. La Suisse romande me parait toute désignée, région à laquelle m’attache d’anciens liens de sympathie…»
