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Journal de Bord d'un marcheur... Compte-rendus de randonnées et informations sur la montagne, la randonnée et les Alpes

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Vacances romaines

Si tous les chemins mènent à Rome, ce n’est pas par la Via Francigena que nous abordons la ville éternelle mais par le train de nuit Nice-Rome, qui en 12 heures d’un confort digne de nos années d’étudiants, nous débarque à la gare de Roma Termini sous la pluie.

Munis d’un parapluie acheté dans l’urgence, nous nous rendons à notre hôtel, situé au sud de la ville, près de l’enceinte fortifiée d’Aurélien et de la basilique majeure de St Jean de Latran, que nous visitons alors que le soleil fait son retour.

Cette première journée, et surtout la suivante, seront consacrées à la Rome antique. Des thermes de Caracalla aux marchés de Trajan, nous parcourons les ruines d’un empire vieux de 2000 ans. Tout autour de nous la ville s’efface en de paisibles collines boisées et de grands espaces ouverts.

Du Celio et de l’Aventin dépassent clochers et campaniles romans des basiliques paléo- chrétiennes, tandis que les larges avenues sont bordées de majestueux pins parasols qui habillent élégamment la plupart des monuments antiques.

Et ce sont des collines du Capitole ou du Palatin que s’offrent les plus beaux panoramas sur la cité antique. A leurs pieds s’étalent les forums romains et impériaux, succession de colonnes ruinées et arcs des triomphe se prolongeant jusqu’au Colisée, qui d’ici semble bien paisible, ne laissant rien apparaître de la foule quotidienne qui l’assaille.



Durant les 2 jours suivants, nous parcourons le champs de Mars et ses alentours, des contreforts des collines du Quirinal et du Pincio jusqu’au Vatican.

Après avoir rejoint le centre ville, marqué par la démesure du Vittoriano, symbole controversé de l’unité italienne de 1870, nous nous enfonçons dans un dédale de ruelles étroites et pavées, bordées d’oratoires, restaurants, antiquaires et magasins en tout genre. Cette partie de la ville, qui occupe la boucle du Tibre, date du moyen-âge et résulte du replis dans ce secteur d’une population alors en fort déclin.

De la Rome antique, il ne reste maintenant plus grand chose, tout au plus quelques monuments comme le Panthéon ou le temple de Portunus au bord du Tibre. Mais on retrouve cependant des traces de cette époque dans la forme de la piazza Navona (place Navone), qui rappelle le stade construit par Domitien ou dans le Théâtre de Marcellus reconverti en palais.

Au détour des ruelles, cette Rome secrète s’ouvre comme par enchantement sur de vastes places entourées de palais et églises, où trônent fontaines et obélisques. Ce sont là les oeuvres des pontifes mécènes et bâtisseurs de la Renaissance et du Baroque. Chaque monument arbore d’ailleurs fièrement les armes des grandes familles dont sont issus ces papes : lys pour les Farnese, tourteaux des Medicis, aigle et dragon des Borghese, ou encore abeilles des Barberini. Et si la Renaissance n’est pas née ici, l’art Baroque, en revanche, est romain, et nous retiendrons particulièrement les trompe-l’œil aux extraordinaires jeux d’ombres du Baciccio, dans l’église du Gesù, siège de l’ordre des Jésuites.

Dans les rues, aux touristes se mêlent des romains, qui s’affairent sur le marché du Campo de Fioro ou flânent sur la piazza Navona et son marché de Noël. Quelques pèlerins et religieux complètent ce tableau bigarré tandis que policiers et «carabinieri» veillent sur les palais de la République italienne : Palais Madama, siège du Sénat ou encore Palais Montecitorio siège du Parlement, à deux pas de la Via del Corso, une des artères principales de la ville.

Nous sommes maintenant aux pieds du Quirinal, la plus haute colline de Rome (61m) où se dresse le palais de la Présidence de la République. Dans ce quartier commerçant, la Galleria Colonna (galerie marchande couverte) et la fontaine de Trevi drainent une foule bien trop dense pour nous, tout comme plus au Nord la piazza di Spagna (place d’Espagne) où les magasins les plus chics de Rome font face à la célèbre volée de marches de la Trinité-des-Monts.


Nous fuyons donc tout ce monde pour reprendre notre découverte dès le lendemain, mais du haut des escaliers, sur les hauteurs du Pincio. Si le relief est peu marqué, il est suffisant pour offrir des points de vues admirables sur la ville, qui compte, dit-on, 300 églises et autant de dômes et clochers.

Nous longeons la villa Medicis, siège romain de l’Académie de France, avant de plonger sur l’immense piazza del Popolo (place du Peuple) qui marque l’entrée Nord de la ville, avec sa porte percée dans l’enceinte d’Aurélien. De là, nous franchissons le Tibre pour nous rendre au Vatican, ultime étape de ce voyage.

Nous débouchons sur la piazza San Pietro (place St Pierre) après avoir longé l’enceinte fortifiée de la cité du Vatican et traversé la colonnade Nord, offrant le double avantage de l’effet de surprise voulu par le Bernin (et que n’offre plus l’arrivée par la Via della Conciliazione) et du «court-circuitage» de la longue file d’attente pour entrer dans la basilique St Pierre.

Basilique majeure, St Pierre n’est pas la cathédrale du diocèse de Rome, siège de l’évêché qui revient à St Jean de Latran. C’est en revanche le plus vaste sanctuaire chrétien et l’église du Pape, bâtie sur la tombe de Simon (l’apôtre Pierre).

Construite sous le signe de la démesure, elle s’étend sur 211m de long, présente une façade de 45m de haut pour 115m de large et son dôme culmine à 137m. Et pourtant, «les proportions sont si justes que la démesure reste mesure».

Ce qui n’est pas le cas des imposants monuments funéraires des papes, comme celui d’Alexandre VII d’où surgit un squelette drapé de marbre, contrastant avec les dimensions beaucoup plus humaines et la délicatesse de la Pieta de Michel-Ange.

Si la longue queue pour monter au sommet de la coupole nous décourage, nous optons, pour terminer cette dernière journée, par la visite du Castel Sant'Angelo (château St Ange) à quelques pas de là.

Ancien mausolée de l’empereur Hadrien, la construction a été reconvertie en «forteresse-refuge» par les souverains pontifes lors des périodes troublées du moyen-âge. Et de la terrasse sommitale, nous profitons, presque seuls, d’un des plus beaux panorama sur la ville tandis que la nuit tombe et que l’heure du retour approche.

Nous aurons eu un temps superbe durant ces quatre jours qui ont à peine suffit à découvrir les trésors architecturaux de la ville que nous avons volontairement privilégiés aux nombreux musées. Et si le centre est, somme toute, assez modeste dans ses dimensions*, nous aurons quand même parcouru près de 45 km à pieds !

* Il y a 4 km seulement du Vatican à la gare de Roma Termini tout comme de la place du Peuple aux thermes de Caracalla. En comparaison, à Paris, il y a 6,5 km de l’Arc de Triomphe à la Gare de Lyon et 5,5 km de la Butte Montmartre à la gare Montparnasse.




Pour en savoir plus :

Tous les monuments et noms cités font l’objet d’articles plus ou moins détaillés dans wikipédia. Pour ne pas surcharger le texte inutilement, je n’ai fait de liens que vers les quelques sites qui nous ont le plus marqués.

Internet regorge d'informations sur Rome et les guides papiers sont légions. Je retiendrai l’éternel Guide Vert pour son exhaustivité et sa facilité d'usage et le guide Voir Hachette pour ses superbes illustrations, coupes et plans en 3 dimensions.

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V
Bravo pour votre blog, de belles randonnées, et je me rends compte que j'ai encore du chemin à parcourir! :-) Continuez et je vous souhaite de belles balades de 2008!Véronique
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