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Journal de Bord d'un marcheur... Compte-rendus de randonnées et informations sur la montagne, la randonnée et les Alpes

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Sur les sentiers du Zanskar

Perdue aux confins Nord-Ouest de l’Inde (Etat du Jammu et Cachemire), le Zanskar est une région montagneuse parmi les plus arides et les plus froides de l’Himalaya. Elle est d’ailleurs isolée 8 mois par an, et n’offre donc que quelques mois aux étrangers pour la découvrir.


C’est ce qu’a fait la famille Ducoin durant l’été 1989 : Marylène, Jacques, leurs 3 enfants et un couple d’amis sont ainsi partis
«sur les sentiers du Zanskar», à la découverte de ces montagnes, de leurs habitants et d’une vie bien éloignée de la nôtre.

Se liant d’amitié avec leurs guides, Lobsang et Tashi, ils vont parcourir plus de 500km, franchissant des cols à plus de 5000m.

Leur joie et leur émerveillement ne seront affectés ni par le froid, l’altitude, les sentiers escarpés ou des conditions de vie parfois très sommaires. A tel point qu’ils remettront ça l’année suivante !

Extrait...
Le lieu ne s’avère pas seulement idéal pour les chevaux mais aussi pour nous. Le cadre est enchanteur. Il pourrait s’appeler Sumdo puisque nous sommes au carrefour de trois vallées. L’une d’elles, droit devant nous, vers le soleil levant, est barrée par l’imposante montagne triangulaire du Gumburanjon où la rivière Kargyak prend sa source. Sur la berge où nous sommes installés, c’est un véritable paradis herbeux pour les chevaux.
Le village de Shi, étalé sur l’autre versant duquel nous sommes séparés par la rivière, reçoit les derniers rais d’un soleil qui cède peu à peu sa place au royaume des ombres.
L’étape est devenue un rituel : Débâter les chevaux… Chercher l’eau à la rivière… Disposer des pierres pour le feu ou pour abriter le réchaud… Ramasser du crottin et des bouses séchées… Monter les tentes pendant que l’eau chauffe… Puis, enfin, le meilleur moment, boire à petites gorgées le thé brûlant en laissant son regard errer et son esprit divaguer dans ce nouveau dortoir à ciel ouvert ! »

Pour une fois, Les auteurs ne sont pas des professionnels ou des aventuriers de l’extrême, mais une simple famille bretonne (à qui il faut quand même reconnaître un côté bourlingueurs). C’est là tout le charme de ce livre qui permet au lecteur de s’identifier facilement aux personnages. Et nous rappelle que finalement, avec un peu de volonté, vivre ses rêves est à la portée de tout un chacun…


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V
C'est vraiment symptomatique de notre époque, et tellement paradoxal : nous recherchons les grands espaces, le silence, la nature, la liberté.Et pourtant notre quotidien n'est (souvent) que le négatif de cette ambition! Drôle de nature humaine...Bon, et bien je m'en vais seller mon cheval!
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