Journal de Bord d'un marcheur... Compte-rendus de randonnées et informations sur la montagne, la randonnée et les Alpes
Repéré il y a quelques années, je n’avais noté ni le titre, ni l’auteur, et c’est une visite récente au Vieux Campeur à Lyon qui m’a permis de retomber (un peu par hasard) sur ce récit.
«En campant sur l’Alpe» décrit avec beaucoup d’humour et de clairvoyance (voire d’avant-gardisme) les différentes facettes de cet univers d’altitude. Tout y passe : mœurs et traditions locales, tourisme (avec l’homo execrabilis), camping, environnement, dangers objectifs et subjectifs … Et il est remarquable de voir comme la plupart des observations de l’auteur sont toujours d’actualité :Très bien écrit, cet hymne à la montagne est un vrai coup de cœur !Pour diminuer l’inquiétude des familles qui ne connaissent de la montagne que des récits fantaisistes ou dramatisés, il faut ajouter, juste mise au point, qui si les facteurs ignorance, présomption, inattention sont écartés, il y a moins de dangers sur une montagne, même difficile qu’ailleurs. Il y a certainement plus de morts par chute dans le vide, d’un toit, d’une fenêtre, d’un échafaudage, que de chutes en montagne, plus de gens qui reçoivent sur la tête une cheminée, des tuiles, un pot de fleurs ou meurent écrasés dans un accident, que d’alpinistes atteints par des chutes de pierres, et assez de pauvres types qui agonisent seuls dans d’horribles taudis pour qu’il soit inconvenant de redouter les chances minimes d’une agonie subie dans la splendeur de la montagne. Et nous y échappons à un danger qu’il faut accepter chaque fois qu’on monte en auto ou en avion : l’horrible risque d’être brûlés vifs.Les pénalités sévères mais rares que réservent les solitudes de la montagne à ceux qui oublient, ne fût-ce qu’un instant, la redoutable disproportion existant entre elle et nous, sont bien peu de chose à côté de la possibilité de retrouver près d’elle et chacun selon ses goûts et ses moyens, la pleine expansion des qualités primitives d’observation, de courage, d’agilité, d’endurance et même d’esprit d’exploration et de conquête qui crient en nous, étouffées par tout l’artificiel dans lequel nous vivons.»

A l’initiative de la ville de Grenoble, La Maison de la Montagne a été créé en 2001 pour «informer et renseigner tous les publics sur les différentes possibilités d'activités de pleine nature» dans les massifs environnants (de Belledonne au Devoluy).