Mon week-end en montagne m’a motivé pour envisager un trek en solitaire et en autonomie de plusieurs jours. Mais avec l’arrivée d’un froid polaire, ce sera certainement pour l’année prochaine ! En attendant, je regarde un peu comment augmenter mon autonomie et réduire le poids de mon sac.
Sur ce sujet, voici un site particulièrement instructif, www.randonner-leger.org où les auteurs proposent une «adaptation intelligente» de notre façon de nous équiper, afin de gagner en liberté et en plaisir. Ce concept de «marche ultra-légère» (ou MUL) privilégie 2 axes de réflexion : - Se recentrer sur l’indispensable et faire ainsi la chasse à l’inutile - Utiliser le matériel le plus léger possible en profitant des évolutions technologiques actuelles, ou en le fabriquant soi-même.
De mon côté, je randonne à la journée avec un sac pesant moins de 6kg (eau comprise) pour le matériel indispensable (voir liste ici). Le surpoids éventuel correspond alors à du plaisir et/ou du confort, modulable selon les objectifs de la sortie. Ainsi, quelques barres de céréales suffisent pour faire un sommet sportif, alors que pour une balade nature j’emporte souvent un bon pique-nique, quelques bouquins (faune, flore), et au moins une paire de jumelles… Mon «problème» se concentre plutôt autour des éléments nécessaires à un bivouac, qui sont souvent lourds et demandent un volume conséquent, comme : - La tente (je n’ai pas de modèle léger et monoplace pour l’instant)
- Le sac de couchage et le matelas de sol (1,6 kg)
- La «popote» et son réchaud (900 g avec la cartouche de gaz pleine)
Et là, «randonner-leger.org» donne de nombreux conseils avisés et éprouvés, en particulier sur la construction et l’usage d’un abri étanche de seulement 500 g! Complété par un wiki et un forum plutôt actifs, je pense que je trouverai, et vous aussi, conseils pratiques et réponses à toutes nos questions.
Après la randonnée version «light», poussons plus loin avec David Manise, instructeur de «survie et vie sauvage». Installé dans le Diois, ce dernier propose sur son site, outre des cours et des stages, quelques cogitations argumentées sur la survie, et fait tomber par la même occasion bien des idées reçues. Reprenant la «règle des trois» de Ron Hood, il l’enrichit et nous livre sa version :
«On ne peut survivre
3 secondes sans prudence,
3 minutes sans oxygène,
3 heures sans abri,
3 jours sans eau,
3 semaine sans manger,
3 mois sans contact social»
Il en tire ainsi les priorités et les dangers réels qui nous guettent : - Le manque de vigilance
- L’hyper- ou l’hypothermie
- La déshydratation
- Et leurs corollaires, le stress et la peur, qui augmentent généralement nos capacités physiques mais altèrent nos capacités intellectuelles et notre jugement, et qu’il nomme «l’effet chimpanzé».
Il est ainsi toujours bon de rappeler quelques évidences quand on part randonner (en montagne) : - Savoir donner l’alerte (je suis peu adepte du téléphone portable, mais c'est parfois bien pratique) et éventuellement connaître les gestes de premiers secours
- Toujours emporter des vêtements chauds (plus un briquet et un couteau, c’est quand même plus simple pour allumer un feu !)
- Avoir de l’eau en quantité suffisante (et bien boire avant de démarrer, car comme dit l’auteur, «votre meilleure gourde, c’est votre estomac […] il faut rationner sa transpiration, pas son eau»).
Avec ce site vous trouverez également un forum et un wiki (le «SurvivalWiki») particulièrement documentés. A voir et lire absolument…